
ZAPWORLD-Term
Licence-Bi-# 3682.0BL-704
CO:\LO-NA\Mod-05\ APPROCHE
La planète, comme un immense ballon vert suspendu dans l'espace offre aux deux humains le spectacle grandiose de la redécouverte de la vie. Maïa ne leur avait rien dit; la surprise est totale, ils se sont éveillés ensemble et la projection holographique de la planète verte occupe tout leur espace visuel. Ils savent instinctivement qu'il ne s'agit pas d'une simple image sortie de la mémoire de Maïa, mais bien d'une projection de la réalité extérieure: Ils s'approchent d'une planète...Ils reprennent leur mission...
Dans le poste central règne une fiévreuse excitation; de toute sa masse la planète verte envahit l'espace visuel offert par le gigantesque écran hémisphérique. Lô et Nam, comme envoûtés par cette vision, trépignent et gesticulent, assaillent Maïa de leurs questions ...Leurs corps nus, modelés par la clarté verte, dansent une gigue incongrue devant l'astre nouveau .
La voix de Maïa, sur un ton impersonnel, les rappelle à la raison:
-Planète de type V1, selon classification de Chou-Evans; Masse environ 1.056 b/Ter; Atmosphère compatible T++ ....
S'ensuit une longue litanie de données codées dont la liste et les diagrammes correspondants viennent s'afficher en surimpression sur l'image de la planète qui lentement grossit et se révèle dans ses détails, formes et couleurs. La morphologie d'un monde nouveau se dévoile
Les deux humains se sont assis, fascinés, comme assistant à la naissance d'une vie nouvelle, leur agitation de l'instant précédent a fait place à une concentration intense faite d'émerveillement et de recueillement...Ils reprennent pieds dans l'univers réel, quitte l'abstraction froide du vide spatial, retrouvent un tangible extérieur, reprennent conscience de leur propre appartenance à un univers multiforme où ils occupent une place, régénérant ainsi leur humanité primale. Ils se libèrent du syndrome de la solitude absolue, échappent à l'hypertrophie cannibale le leurs égos...
Alors que leurs esprits s' éveillent à une nouvelle réalité, Maïa continue d'analyser les caractéristiques générales de la planète. Continents et océans apparaissent.
Lô, la première semble émerger de sa longue méditation, d'une voix profonde et grave elle commente les images qui lui parviennent:
- Tout est vert, on dirait que cette planète n'est que forêts, même les océans sont verts, la forêt y descend pour continuer de s'y développer en une vie aquatique...Aucune trace de civilisation, ni champ cultivé ni zone urbanisée....
-Une forêt primaire à l'échelle d'une planète...Un monde végétal...
C'est Nam qui maintenant continue:
- Oui, mais cependant le type de végétation n'est pas uniforme, il y a certainement des influences climatiques, on voit des différences dans la couleur et dans la densité de la vie végétale. La nature des sols, et les différences de reliefs....
- Enfin il y a de la vie! Une forme d'intelligence?
- Ca, rien ne le prouve, mais peut-être....Il faut passer à une investigation plus approfondie...
Maïa met fin à leurs réflexions d'une voix plus impersonnelle que jamais, avec le ton officiel qu'elle adopte pour les communication de service (ce qui ne manque jamais de déclencher chez Lô un rire moqueur suivit d'un "A vos Ordres Capitaine" braillé avec la conviction d'un vieux troupier...).
-..le but de notre mission consiste à découvrir la ou les planètes qui, un jour peut-être, pourront accueillir l'humanité, lui permettront de quitter cette veille Terre usée, polluée, appauvrie qui ne peut plus faire vivre ses enfants....
-Arrête ton préchi-prêcha, Maïa, s'énerve soudain Lô, on connaît très bien le but de notre mission, quant au couplet sur la Terre qui ne peut plus faire vivre ses enfants, tout le monde sait que ce sont ses enfants qui l'ont assassinée la MAMA-TERRE..
Elle poursuit, s'agitant toute seule:
- Maïa, tu sais que je ne supporte plus ce discours, la propagande officielle n'a plus cours ici ! Nous savons tous quelle a été la politique des Etats-Trusts durant des centaines d'années...Nous savons que dans leurs quêtes insatiable de profits et de pouvoirs les Maîtres ont ruinés la Terre, l'ont asphyxiée, l'ont à jamais empoisonnée et avec elle l'humanité qu'ils étaient sensés conduire vers le bonheur... Allons Maïa tout cela est ridicule....
Et Lô continue:
- Autrefois, au tout début de notre mission, je me sentais encore investie d'une tâche sacrée, j'étais encore fière d'avoir été choisie pour porter les espoirs des hommes ...mais aujourd'hui après tout ce temps passé dans l'espace, tout ce temps face à moi-même, tout ce temps passé à m'interroger, et à réfléchir loin de l'omniprésente propagande terrienne, crois tu que je puisse croire en cet infecte bourrage de crâne qui durant des années nous a rendu idiot, crois tu qu'aujourd'hui je puisse décemment imaginer livrer une magnifique planète, vivante, vierge peut-être, aux appétits grossiers de nos maîtres, à leur folie cupide et destructrice..???
Lô est bouleversée par l'immense émotion qu'a fait naître en elle la découverte du monde vert .Bouleversée par les souvenirs que Maïa a réveillés : la Terre, avec ses océans-cloaques, son atmosphère empoisonnée, ses paysages défoncés, déchirés, à jamais souillés, ses mégapoles surpeuplées, bâties sur le déchet et l'ordure et enfin avec ses habitants en proie à tous ces fléaux mais encore pétris de haine, assoiffés de pouvoir et de profits ou alors soumis, prostrés dans un fatalisme exténué ...
Lô n'est pas dupe, elle sait que, pour elle et Nam, cette mission n'est que l'immense chance d'échapper à un destin insupportable. Pour cela ils en ont accepté tous les risques, jusqu'à perdre la conscience même de leur nature humaine.
Lô sanglote. Rage ou désespoir? Voici que l'apparition de ce monde vierge a fait resurgir l'horrible paradoxe: Je suis humaine, pense t-elle, cette certitude est mon seul point d'encrage au milieu de ce néant, et pourtant aujourd'hui, je hais l'humanité.....Et cette conne de Maïa qui nous fait son petit numéro de bonne terrienne...
Elle crie:
-Chef-Maïa, t'as oublié la partie vivante de toi-même, tu ne te souviens plus que tu as été un dauphin, une dauphine, une baleine, un orque, que tu es issue d'une espèce libre et joyeuse ?Que tes ancêtres ont courus les océans sur la crête des vagues...!!!T'as oublié cela, pauvre produit de laboratoire, dauphin in-vitro...
Tu as oublié ce qu'ils ont fait de tes mers, de tes océans?
Malgré les sanglots et les imprécations de Lô, imperturbable Maïa continue:
-....phase 3, mise en place des dispositifs de scannérisation systématique, orbites de balayage programmés, activation du système d'acquisition....
Plus personne n'écoute Maïa. Nam, doucement, emporte Lô qui continue de pleurer contre sa poitrine en de longs sanglots rageurs.
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CO:\LO-NA\Mod-06\ VERT MONDE
Il y a eu un choc, un choc plutôt mou, lorsque le petit module d'exploration a atteint une certaine couche de l'atmosphère, à seulement quelques centaines de mètres de la canopée, puis tout s'est brouillé ...une vague sensation de chute...
Nam est suspendu dans un espace entièrement vert, un fin cocon de fils végétaux l'enserre complètement le faisant ressembler à une sorte chrysalide géante, il est parfaitement conscient, ses sens semblent mêmes être plus affinés qu'a l'ordinaire; il voit, il entend, il sent...
Il sait aussi qu'il ne peut faire aucun mouvement, qu'il est complètement prisonnier du fourreau végétal qui le recouvre.
Au-dessus de lui , le vert... Le vert à perte de vue; sous lui le même vert sans fond et tout autour le vert...Les verts plutôt! jamais il n'aurait supposé qu'il pût en exister une telle variété, une gamme si étendue de nuances; bizarrement il en perçoit les plus subtiles variations et même en apprécie visuellement les textures, comme si ses yeux lui permettaient d'en ressentir physiquement le velouté, la rugosité ou le lissé ... Feuilles, tiges, troncs, bourgeons, bulbes, cosses, akènes, fruits, comment mettre des mots sur cette profusion de formes, sur cette luxuriance végétale, sur cet enchevêtrement, sur ce délire botanique!
Seule la sensation de son corps suspendu lui offre un repère spatial, lui permet de définir un haut et un bas. Le mélange gazeux qu'il respire, apparemment sans problème, lui aussi a ce goût végétal, une odeur entêtante, riche des exhalaisons de millions d'organismes vivants. Une douce euphorie le gagne, l'expérimentation des nouvelles performances de ses sens accapare son esprit comme une drogue délicate. Il ouvre son être à des milliards de molécules étrangères à sa nature .Elles pénètrent son organisme à chaque inspiration, traversent sa barrière cutanée par osmose, se déposent sur sa langue, sur ses lèvres....
Peu à peu il ressent au fond de lui comme une ample pulsation, lente et régulière, un mouvement d'une subtilité infinie qui anime aussi, il le découvre, l'ensemble de son environnent; chaque feuille, chaque rameau, chaque fibre de ce grand corps végétal vibre à l'unisson. C'est comme une vaste respiration qui entraîne un gigantesque organisme, un organisme à la dimension d'une planète entière.
Les cellules de son corps répondre au signal harmonique qui leur est transmis. Il se sent devenir une part de l'immense phyto-entité qui couvre la planète verte. Il perçoit nettement, à présent, les mouvements des différents éléments qui composent le monde vert, il en distingue les individus, et ce qui n'était qu'un délirant fouillis végétal lui apparaît maintenant comme une foule composée d'individualités différenciées mais reliées entre elles et parcourue par la même anima.
Il en perçoit aussi une vague image psychologique, un peu trouble d'abord, faite d'une sorte sensualité instinctive à la finalité indistincte...Puis l'évidence des formes: bulbes, renflements, érections, orifices, tiges dressées, capuchons entrouverts, organes gonflés...s'impose; leur caractère éminemment sexuel le frappe comme une révélation, dés lors il comprend enfin la pulsion profonde qui anime la planète entière : un appétit forcené à la reproduction , à la fécondation, à l'acte sexuel. Il ne voit plus autour de lui qu'appels à la luxure, qu'une profusion de formes lubriques enchevêtrées, qu'invitations à l'épanchement des semences, aux jaillissement des sèves et des sucs, qu'aux rapprochement de muqueuses avides, qu'à la conquête des orifices béants et moites... Monte en lui l' intense désir de participer à l'orgie planétaire
La profonde et irrésistible pulsion qui submerge Nam irradie dans tout son corps, court le long de son système nerveux jusqu'aux plus infimes terminaisons.
Il sent que le même frisson parcourt l'ensemble du grand corpus végétal auquel il est maintenant lié, que la planète entière se réveille pour la grande fornication...
C'est soudain une explosion de couleurs qui, comme un formidable feu d'artifice, embrase l'espace vert de la sylve. Une multitudes d'infloraissances éclatent, jaillissent, surgissent des replis cutineux qui les abritaient; bourgeons gonflés, cayeux, bulbes, des milliers de sacs, de bourses végétales libèrent un extraordinaire floraison qui dresse ses corolles, ses pédoncules, ses calices, carènes, pavillons, lèvres et lobes, éperons et capuchons, ses étamines et ses anthères, ses pistils, stigmates et papilles comme autant d'organes avides de copulation, offerts ou conquérants, regorgeant de nectar, de suc, de semence, de gelée prêts à s'épancher, à gicler, à se répandre....
Toujours suspendu dans son cocon, Nam est possédé du même émoi, ses couilles se gonflent, sa queue elle aussi cherche à déployer sa splendeur de bel organe copulatoire...
Soudain, le cocon qui enserrait Nam éclate, se désagrège. Dans un puits végétal, l'homme libéré chute, il tombe; fleurs, tiges, lianes, racines aériennes, feuillages et branches le fouettent, le caressent, le palpent; rameaux, crochets, styles et épines mettent rapidement sa combinaison en lambeaux. Une vrille capture sa jambe, le retient, le balance et le lâche, une autre le reprend puis le s'en débarrasse...
La sylve joue avec moi, pense Nam, avant de... avant quoi...?
Nam a fermé les yeux en proie à un violent vertige; la formidable charge sexuelle émanant de la flore luxuriante, la colonisation violente de ses sens par l'univers végétal, le choc émotionnel de sa chute sans fin. Les attouchements, caresses ou griffures qui l'accompagne lui font perdre conscience. En un instant il se sent englouti, happé , avalé , digéré par le gouffre vert scintillant d'étoiles aux couleurs extravagantes...
Le malaise se dissipe, Nam ne tombe plus, il repose sur un épais matelas de matière molle et spongieuse, une sorte de mousse ou de lichen. Un impressionnant lacis de lianes , de racines aériennes et de tiges ligneuses, forme comme un filet, une sorte de jardin suspendu, un hamac géant sur lequel se développe cet étrange humus. Au dessus de lui, la voûte végétale est plus dense encore. Une inimaginable profusion de fleurs ou d'organismes semblables, une multitude de chairs qui se dressent, se tendent, s'inclinent, s'enroulent, s'ouvrent, s'écartent, s'épanouissent, ondulent, se convulsent, se contractent, se gonflent ou s'arrondissent, se boursouflent sur un rythme lascif...
Nam est nu, de sa combinaison il ne reste rien; son corps porte les stigmate des griffures, coupures, piqûres et autres agressions que sa peau a subi lors de la chute...haletant et abandonné , il fixe, comme hypnotisé, une poche végétale qui, au bout d'une longue corde fibreuse, descend lentement vers son visage. La follicule gonflée est animée d'une pulsation lente qui la fait se dilater puis se contracter selon un rythme lancinant emprunt d'une évidente lubricité.
Nam respire en harmonie avec la pulsation régulière qui habite l'objet de sa fascination. La poche de chair verte augmente peu à peu de volume, elle présente bientôt deux lobes distincts qui s'arrondissent vers le bas, la ligne qui les sépare se précise, devient un sillon marqué sur les bords duquel se développe une très fine pilosité.
Un léger bruit, une apparence de cri étouffé, détourne un bref instant l'attention de Nam, faisant naître dans son esprit une timide interrogation. Une vague inquiétude qui rapidement s'estompe, effacée par l'envoûtante métamorphose qui se déroule devant ses yeux...
Face à son visage, deux hémisphères charnus et satinés, séparés par un profond sillon s'agitent doucement en une danse luxurieuse. Une goutte d'une rosée ambrée glisse sur une des surface joufflue, dévie et vient se perdre au creux de la raie profonde...
Le bruit à nouveau, plutôt un râle qu'un cri, cette fois...
Une goutte encore descend lentement sur la rondeur de chair végétale, sa trajectoire capricieuse l'entraîne vers le fin duvet qui couvre les rives du sillon où elle demeure prisonnière des douces pilosités d'un vert très pâle...
Pour Nam, c'est un cul. Un merveilleux cul, ferme et rond, profond et doux qui remue doucement, qui invite, qui s'offre, c'est le cul de Lô...de Lô....Lô?
De dessous des voiles de lascivité, l'image de Lô lui revient...Lô sa compagne, la femme aimée...
Lô disparue ?
Le crash du module d'exploration...La forêt...Tout cela est si vague, si loin....ailleurs...
Maintenant il n'y a plus que le désir, une profonde aspiration à la jouissance, un besoin irrépressible d'assouvir l'intense soif de copulation qui le taraude, de s'abandonner avec délectation au stupre qui l'entraîne ...
Un cri, une plainte, un râle, d'autres cris, tout près, des cris familiers lui semble t-il...il croit l'espace d'un instant voir immerger deux jambes humaines de derrière une touffe de grandes fleurs pourpres, deux jambes blanches se dresser vers le ciel comme dans un spasme....quelle importance...
La mousse, sur laquelle il repose est vivante, il sent des mouvements furtifs sous son dos, sous ses fesses, sous ses épaules. La forme callipyge qui danse devant son visage descend encore, il peut en percevoir la fine texture avec une telle acuité qu'il croit voir s'agiter les cellules qui la compose. Il en reçoit l'odeur comme un baiser violent, l'expression effluente du désir, du sexe, de la perversité sensuelle, une puissante exhalaison animale, une haleine de cul, de con en chaleur qui le précipite dans un rut effréné. Lécher, bouffer ce cul qui s'offre, l'enfiler, le bourrer... Son violent élan est stoppé net, son corps ne lui obéi pas, aucun mouvement ne lui est possible :il s'aperçoit alors qu'il est complètement entravé, prisonnier d' un réseau de fines radicelles qui serpentent sur tout son corps. Il se débat, tente de s'arracher au filet vivant qui le retient, des vrilles de plus en plus nombreuse jaillissent de sa couche, rampent sur sa peau, se nouent encore et renforcent ses entraves....sa rébellion ne fait que resserrer ses liens, les fins lacets ont la solidité de l'acier et chaque effort pour s'en libérer ne fait qu'en accentuer la tension...Ils pénètrent sa chair, le mordent cruellement...
Colère et frustration. Cri de rage...
Vaincu, il abandonne, se laisse aller au fond sa litière...le réticule relâche alors peu à peu sa pression. L'intense désir ne l'a pas quitter pour autant, l'objet obscène se balance toujours au dessus de son visage distillant ses effluves aux évocations lubriques. Nam se détend, il accepte ce jeu dont il ne maîtrise pas les règles, il sait qu'il doit se fondre au sein de cette nature impudique et concupiscente, qu'il doit faire l'offrande de
son énergie vitale à la prodigieuse libido de cette gigantesque flore en rut...Il accepte, se soumet aux caprices luxurieux de cette végétation avide, se laisse aller à l'attente des plaisirs indicibles qu'elle lui promet...Les images les plus folles lui traversent l'esprit, fantasmes inavoués et rêves salaces le submergent, tout n'est plus que sexe et jouissance...il s'abandonne...
Les rets qui le retenaient captif se sont desserrés, ce sont maintenant des vrilles qui ondulent sur son corps. Caresses lascives...Son sexe est raide et dressé, depuis sa chute son rection n'a cessée, il bande comme un âne, il se cambre comme pour hisser plus haut encore vers la voûte végétale son concombre de chair humaine.
Les filaments se tortillent sous ses fesses, s'insinuent entre ses cuisses, rampent sur ses couilles, les entourent, les pressent, les massent, Nam pousse un petit cri de surprise et de délectation, écarte d'avantage les cuisses offrant sa masse génitale à la sinueuse caresse. Les vrilles légères semblent redoubler d'activité, elles se divisent, de nouveaux minuscules bourgeons éclosent, dardent de nouvelles langues végétales qui partent aussitôt à l'assaut, les volubiles s'étirent et s'enroulent maintenant à la base du pénis et comme des lierres conquérants en entament la voluptueuse ascension...
Nam a fermé les yeux, tout son être est concentré sur son sexe si délicieusement mignardé. Sur sa joue, le contact tiède d'un liquide épais et à la forte senteur lui fait ouvrir les paupières. Un long filet de mucosité aux reflets d'ambre pend de la masse charnue et callipyge qui continue de se balancer au dessus de sa figure, la source de la coulure semble se situer sur la face cachée de l'énorme poire...
La possible existence d' un con végétal aussi riche en libidineuses promesses que les hémisphères rebondis qui s'agitent fiévreusement devant ses yeux, fouette à nouveau l'imagination de Nam, exacerbent son furieux désir. A pleines mains il s'empare de l'objet de son émoi. Sous ses doigts un long frisson parcoure la chair végétale, et avant même que ses mains en aient esquissé le mouvement, les deux globes charnus s'écartent, dévoilent les profondeurs moites du sillon qui les sépare. Une nouvelle giclée de liquide épais s' échappe de la source toujours cachée et viens arroser le nez, et les lèvres de Nam, d'une langue gourmande il lape le jus musqué, s'enivre de son arôme de femelle en chaleur...Lentement la fente culière s'ouvre, s'évase laissant apparaître un délicat orifice vert pâle , délicieusement ourlé de rose tendre.
Fasciné, Nam contemple le bouton dont les fins plissements s'animent d'un langoureux mouvement de dilatation/contraction, ouvrant/refermant, un appel silencieux, une béance gourmande. Nam sauvagement y colle sa bouche encore poisseuse des sérosités reçues...embrasse, lèche l'oculus révélé, y darde sa langue...Mais les fouilleuses excroissances végétales qui s'activent sur son sexe le font retomber dans un abandon extatique. Les volutes herbacées ont complètement conquis le piton érigé de sa bite tendue. Elle est prise dans une spirale de tiges sinueuses qui la massent par une constante ondulation d'une lascivité inouïe. Nam geint .
Sa queue gonflée à l'extrême arbore un gland congestionné d'un violet pâle qui contraste avec l'ébène de la hampe, elle a la dureté du bois, toute ses terminaisons nerveuses sont la proie de sollicitations intenses, les extrémités des vrilles, comme des doigts minuscules, titillent, frottent, effleurent, pressent, grattent, cajolent, flattent, lissent la peau hypersensibles de son gland...Elles joues avec son prépuce distendu le faisant coulisser sur l'énorme prune mauve...plusieurs fois déjà il a senti monter sa sève, a espérer le jaillissement libérateur mais chaque fois, par une pression précise, ses délicieux tourmenteurs bloquent le débordement orgasmique, puis reprennent leur harcèlement divin prolongeant encore , encore et encore le sublime supplice . Nam n'en peut plus, son plaisir frôle la souffrance...Il crie pour demander grâce, agrippe de ses mains la croupe végétale, y enfoui son visage pour y étouffer un cri. L'insupportable exacerbation de sa pine cesse un peu, il sent une rosée fraîche s'y répandre comme pour apaiser le feu qui la dévorait, la tension diminue mais son éjaculation est toujours bloquée. Nam sanglote la figure plongée entre les deux globes fermes et doux, la bouche haletante contre la petite trouée palpitante. Ses doigts instinctivement s'insinuent dans la longue fente moite, et remontent vers la face cachée, le sillon est plus profond, plus humide...Des membranes charnues et onctueuse s'écartent révélant à l'explorateur l'autre brèche....Elle ruisselle à nouveau des ses sucs parfumés.
Nam y hasarde un doigt, aussitôt l' incroyable fruit se frotte avec obscénité contre son visage, exhalant de nouvelles bouffées odoriférantes. De son autre main l'homme palpe soigneusement la face non visible, y découvre une motte bien dessinée, bombée et recouverte d'un dense gazon doux et dru. Il cherche dans cette touffeur la naissance du sillon; sous sa pression la chair s'écarte laissant se libérer de dessous ses plis un long bouton encapuchonné .A peine l'a t-il effleuré du bout du
doigt qu'il se dresse, vibrant, saillant violemment de la vulve végétale. Nam délicatement s'en empare et très doucement le branle entre deux doigts; l'effet est immédiat, la créature est parcouru de longs frissons spasmodiques, puis comme possédée par une houle frénétique s'anime d'un balancement forcené. Alors doucement et sans cesser de branler le clitoris végétal il pousse le fruit magnifique vers sa bite, présente son gland palpitant à l'entrée du vagin herbu, une dernière sécrétion de gelée l'inonde, ruisselle le long se sa hampe, arrose ses couilles, s'insinue entre ses fesses lui mouille le trou du cul...Il pousse violemment et sa queue entière disparaît, happée par ce con sylvestre dont les chairs se referment sur elle pour une étreinte indicible. Les bras en croix, Nam s'abandonne à l'extraordinaire expérience dont il est l'objet, l'immense forêt qui l'entoure le baise comme une gigantesque femelle en rut.
Tandis que la plante-vagin, monte et descend le long de la pine de Nam, l'avale goulûment jusqu'aux testicules puis la recrache luisante d'un jus épais, la gobe encore et la refoule ne gardant en elle que le gland, encore et encore, les pédicelles fureteuses reprennent leurs activités serpentines... Elles entourent ses couilles, se faufilent entre les poils poisseux, lui masse le périnée, se glissent dans sa raie, cherchent l'orifice, s'y insinuent, s'y tortillent, s'y enfoncent, ressortent, s'y aventurent à nouveau, plus profond...Nam se cambre sous l'inattendue caresse. Un violent coup de rein pousse sa queue au tréfonds de l'organe qui l'accueille et qui réagi promptement en accélérant en rythme et en force son va-et- vient frénétique...Les tigelles qui explorent son intimité semblent redoubler d'indiscrétion conquérante et pénètrent d'avantage...Elles se modifient aussi, sur toute leur longueur apparaissent de petites excroissances rondes qui grossissent rapidement jusqu'a présenter la taille de grains des raisins .Puis, paresseusement, les longs pédoncules ainsi garnis se retirent et chaque nodule qui passe fait irradier en lui une vague d'intense délectation...Son anus devient alors le lieu géométrique d'où rayonnent, en ondes concentriques, un flot de sensations d'une volupté insoupçonnée.
Nam va jouir, il ne sais plus si le plaisir lui vient de sa bite ou de son cul, d'incroyables connexions se sont tissées, pénis et anus ne sont plus qu'une seule est unique machine à jouir, q'un seul organe magique qui le conduit....
Le corps de Nam, tout entier, se tend comme un arc bandé à l'extrême; dans un moment d'éternité il éjacule enfin.
Energie giclée...totalement.
Il retombe sur sa couche épuisé, hébété ,anéanti...; à peine perçoit-il, tout près de lui, les hurlements de plaisir d'une femme qui jouit et jouit encore...
Avant de sombrer dans un sommeil aux allures d'éternité, il voit comme dans un rêve, mais avec une acuité surnaturelle, le merveilleux être végétal qui a accueilli sa semence, faire saillir sa croupe majestueuse. Les deux fesses s' écartent pour dévoiler le tendre bouton anal qu'anime un frémissement hypnotique...
Un dernier frisson, le diaphragme s'ouvre expulsant un brunâtre bourgeon qui aussitôt éclate, libère une incroyable inflorescence, une explosion de rouge sanglant, mêlée d'or...
La fleur fantastique se déploie dans une débauche de couleurs et de parfums ; avec sensualité elle enveloppe Nam dans le satin délicat de sa corolle, le recouvre entièrement, le fait disparaître à l'intérieur de son calice, dans les effluves moites de sa chair intime.