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CO:\LO-NA\Mod-04\ EXERCICES

Lô grimace. Sous l'effort son visage se crispe, mais ces moues ne parviennent pas à en effacer la beauté rayonnante; tout au plus elles lui donnent un petit air comique qui semble nier l'application qu'elle met à faire l'exercice.

Lô pédale avec une régularité de métronome, elle enroule ses mouvements avec grâce et efficacité livrant au regard de Nam le spectacle hypnotique du travail des muscles sous sa peau quasi lumineuse.

Nam surveille le rythme cardiaque de sa compagne tout en admirant la merveilleuse harmonie de ses formes qui s'animent dans l'effort. Il peut en suivre la dynamique de muscle en muscle; il voit la cuisse se durcir, le mollet se crisper puis en perçoit le relâchement lorsque l'effort se porte sur l'autre jambe...Lô a un corps splendide, mais lorsque chaque muscle se met à s'animer, sa beauté s'en trouve transfigurée, la statue d'ivoire s'éveille et Phidias devient Pygmalion...Nam oublie alors le rythme cardiaque et se concentre sur celui qui anime les fesses de Lô...

Le spectacle est grandiose. Moulées dans un petit short blanc, animées de cet incomparable mouvement alternatif qui les fait saillir et se détendre tour à tour dans un déhanchement d'une fluidité perverse, elles, ses merveilleuses fesses, offrent au regard de Nam la plus suggestive, la plus luxurieuse, la plus lubrique des danses d'amour. Ce cul si innocent dans son activité sportive devient un formidable appel à la concupiscence, une invitation sans fard à la volupté , le symbole de la chair non encore offerte mais à conquérir, la promesse du sacrifice, les prémices des délices...

Ce cul tout encore soumis à l'exercice vélocipédique, tout encore agité de ce balancement binaire à finalité cardio-gymnique est-il encore une simple masse musculaire en travail ou déjà le pavillon haut levé de l'érotisme callipyge?

Lô pédale, une fine sueur, comme une rosée piquante, mouille son corps exhalant son parfum de femme; appliquée et constante elle harmonise son souffle au rythme de ses jambes...et sur la selle du petit vélo d'exercice, posé comme sur un coussin, son cul innocent se trémousse délicieusement .. Brusquement elle sursaute, son effort bloqué net. Les mains de Nam enserrent ses fesses, elle se raidit, redresse son buste, ses petits seins hissent leur arrogance. Dans son cou la morsure de Nam lui arrache un cri de douleur. Elle le sent derrière elle, tendu, excité, chargé d'une énergie animale presque brutale, elle reconnaît son désir puissant aux accents de fauve...lentement alors, elle se dresse sur les pédales, sa croupe quitte le confort de la selle dans une ample ondulation. Son cul monte comme un astre alors que sa poitrine s'abaisse vers le guidon. Derrière elle Nam a lâché son cul, le libérant pour sa majestueuse ascension. Il regarde, fasciné ,le soleil joufflu monter au zénith en un balancement aérien d'une lascivité absolue...Lô feule comme une lionne en chaleur...elle a senti, compris le désir de son homme et aussitôt entamé une nouvelle partie du jeu d'amour qui les lie. A la brutale pulsion de son mâle elle veut répondre par le jeu savant de l'exacerbation du désir, par l'experte provocation du délire sensuel, par la perversité de l'offrande et du refus...

Une fois de plus Nam est subjugué par le potentiel érotique de sa compagne, par sa promptitude à réagir à l'appel des sens. Spontanément elle a su que le désir de Nam s'était focalisé sur son cul et immédiatement elle a happé son fantasme, passé du cul au culte faisant de son postérieur la divinité exquise et capricieuse à laquelle elle veut qu'il sacrifie...Dès lors la partie est engagée...

Sans qu'ils en aient réellement conscience l'environnement se modifie; dans la salle qu'ils occupent l'ambiance, la lumière s'est modifiée; à la clarté fonctionnelle et toute sportive qui régnait lors de la séance de cardio-training s'est peu à peu substitué un éclairage subtil et ambigu où les ombres soulignent et sculptent les formes et les volumes, une musique diffuse et langoureuse accompagne les mouvements lascifs que Lô imprime à ses rondeurs jumelles.

Maïa est entrée dans le jeu...

Nam est captif de la danse obscène. Ses mains se sont crispées sur son sexe, sous le vêtement sa pine est dure, raide, déjà érigée...La musique se fait plus présente, le rythme s'en accélère, la croupe de Lô suit en une sarabande folle...

Nam s'est débarrassé de son pantalon, il tient sa bite à deux mains, dressée face au croupion possédé qu'il convoite...

Avec un cri sauvage il se précipite vers l'objet de son désir. Son gland effleure l'espace d'un instant une fesse ferme et moite sous le tissu du petit short, mais ses bras n'étreignent que le vide, et ses cuisses ne heurtent que le métal froid du vélo d'entraînement...La garce s'est dérobée. Elle contemple avec un petit rire moqueur son grand dadais penaud et désemparé , sa longue queue dardée vers le ciel, dilatée de désir et joyeusement bernée. Alors que Nam s'ébroue encore sous le coup de la surprise, Lô, avec les gestes suggestifs d'une effeuilleuse de boîte à gogos, très lentement et sans cesser de faire onduler ses hanches, déboutonne son short et le laisse choir à ses pieds. Le regard planté dans les yeux de Nam, elle affiche le sourire le plus pute qu'il 'ait jamais vu s'épanouir sur son visage.

- Salope ! Il fait un pas vers elle.

- Stop ! D'un signe de la main elle l'arrête. Impérative. Attends, dit-elle, la voix étrangement rauque.

Et sans le quitter des yeux, sans faire cesser le balancement obsédant de ses hanches, elle commence à se caresser...

Elle se masse doucement la motte, encore presque glabre, sa toison n'a pas encore repoussé après la période de stase, seul un fin duvet soyeux commence à apparaître. Sous la caresse elle sent sa 'vulve qui se gonfle, elle la sent mûrir comme un brugnon doux et délicat. Ses doigts s'insinuent, cherchent la source naissante, la rosée qui va la baigner, qui fera de son fruit une délicieuse et juteuse gourmandise au parfum subtil de fruit marin...

- Viens!- Elle lui tend la main.

Il approche méfiant encore, redoutant une nouvelle espièglerie...mais elle ne se dérobe pas...elle lui saisit le poignet, la violence du désir bouillonne en lui, il l'enlace avec un entrain un peu brutal...

-Doucement, murmure-t-elle.

Contre son ventre elle sent bat la verge, dure, noueuse...

-Doucement! Elle s'écarte de lui sans brusquerie, ses mains capturent la bite tendue en une caresse légère des paumes sur le gland...il frissonne, une bouffée de désir le cabre à nouveau, ses doigts se referment sur la chair tendre de Lô.

- Doucement! A nouveau elle tente de dompter la force impétueuse qui agite l'homme.

Elle place ses mains sur les épaules de Nam et avec une ferme douceur le fait s'agenouiller devant elle.

- Mets tes mains sur tes cuisses ou sur ta queue mais ne me touche pas, pas encore, regarde c'est tout !

Devant elle, les yeux à quelques centimètres de son pubis, Nam est à genoux, il tient son propre sexe serré dans sa main. Il le sent comme animé d'une vie indépendante, il le tient, le retient, comme Lô le lui a demandé .Il a confiance en elle, il connaît son instinct de baiseuse voluptueuse, il sait qu'elle saura l'amener où elle seule peut le mener, là où ils pourront ensemble se fondre dans le plaisir total et partagé ...

Devant les yeux de Nam, à quelques centimètres, la chatte de Lô se trémousse, elle a repris sa danse languide, elle fait rouler son bassin comme une antique hétaïre, son tee-shirt a rejoint son short, elle est totalement nue dans toute la splendeur de son corps de femme sensuelle. Les caresses ont repris, ses mains parcourent ses cuisses, son ventre, massent ses seins, les pressent, les rapprochent puis repartent vers d'autres explorations, plongent vers sa motte, effleurent les lèvres, les doigts titillent, passent sur la fente, la quittent, reviennent, écartent un peu, glissent, taquinent, cherchent et trouvent. Un petit cri. Une première piqûre de plaisir; assailli, le bouton dresse son capuchon...

Devant les yeux de Nam, à quelques centimètres, toujours la vulve de Lô s'agite, s'ébroue; parfois d'un mouvement brusque elle se plaque contre le nez de l'homme, contre sa joue, il tente un baiser mais déjà la danse, le branle a repris...Lui aussi a terriblement envie de se caresser, le spectacle qu'il endure l'y incite, il sent sa pine qui se révolte, qui proteste contre sa passivité ...il se branle un petit coup avec une rage forcenée puis serre violemment la base de son gland évitant l'épanchement,

il faut durer, durer pour Lô...

Lô...à quelques centimètres, Lô qui se masturbe comme une furie; Nam voit les doigts écarter les lèvres ruisselantes, fouiller la fente largement ouverte, polir le clitoris luisant, s'introduire dans le vagin, un, puis deux, dans un va-et-vient extatique...une main a disparu abandonnant le clito, elle est derrière...Nam a vu Lô mouiller son doigt de salive, abondamment ...Lô fléchit sur ses jambes, ses cuisses s'ouvrent d'avantage, Nam sait que ses fesse s'écartent, libèrent un passage, un spasme, elle a un doigt dans le cul, elle geint...d'une voix rauque .Elle va jouir...

-Branle toi, maintenant, salaud de voyeur! jette -t-elle à Nam et elle jouit...

Nam n'a pas à se manipuler longtemps pour faire jaillir son foutre, quelques passages de ses doigts sur son gland congestionné suffisent, un long jet asperge les cuisses de Lô.

Elle s'est affaissée, elle aussi est à genoux, elle continue de se masturber avec frénésie et elle jouit encore et encore prononçant d'incohérents propos émaillés de termes obscènes. Nam, la queue encore raide, retourne Lô, pâmée, et d'un seul élan la prend par derrière fourrant d'un seul coup sa bite jusqu'aux couilles dans le con inondé de la jeune femme. Il la besogne ferme avec une fureur enfin libérée, Lô crie, halète...

-Tu voulais mon cul, alors prends le aussi, maintenant, bourre moi l'oeillet.!!! et elle lui donne de grand coups de son postérieur.

Nam se retire, puis d'une main ferme maintient le cul enfiévré de sa compagne, de l'autre il guide son gland plus gonflé que jamais, vers l'orifice convoité . Lô frétille du cul, attend ,son anus dilaté cherche aussi, enfin elle sent la pine prête, elle pousse sa fleur épanouie de désir vers l'intrus, Nam trouve le passage et pousse lui aussi, leurs mouvements se conjuguent. Comme par une bouche avide, le gland de Nam est gobé tout entier, alors d'un lent mouvement continu il pousse plus avant...Il voit son membre disparaître entre les fesses de Lô, absorbé , capturé ...

Le temps s'arrête un instant, ils sont immobiles, les bouches ouvertes dans un même cri muet, l'un dans l'autre au plus profond de leur chair. Un instant d'éternité où chacun ressent l'autre dans une intimité unique, où brusquement l'acte charnel s'évanouit pour faire place à une communion intense faite d'un abandon total où les deux ego se rejoignent, se dissolvent et se mélangent par-delà les tabous et les blocages enfouis....

Puis la vague du plaisir revient, les submerge, les reprend à nouveau comme une déferlante sauvage, une longue sarabande frénétique ponctuée par les orgasmes répétés de Lô. Enfin Nam s'écroule sur les reins de sa compagne, une interminable éjaculation saccadée inonde le cul de la jeune femme d'un sperme épais.

Ils sont l'un contre l'autre, blottis, peu à peu leurs souffles s'apaisent...La salle est maintenant envahie de couleurs océanes, et semble parfois résonner du chant lointain des grands cétacés ou de l'appel isolé d'un cachalot solitaire...

Ils s'endorment et des rêves imprécis peuplés de dauphins amoureux aux caresses furtives accompagnent leur sommeil d'une douceur étrangère...

Rapidement, le programme de réadaptation à la période de veille élaboré par Maïa permet aux deux humains d'effacer les séquelles laissées par la longue période de stase , les séances d' exercices physique redonnent à leurs muscles, longtemps restés inertes, le tonus nécessaire à leur parfait fonctionnement. Les périodes de reconditionnement psychologique ainsi que leurs ébats amoureux contribuent à stabiliser leur équilibre psychique, si fragilisé par les conditions extrêmes de vie dans l'espace.