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ZAPWORLD-Term
Licence-Bi-# 3682.0BL-704
CO:\LO-NA\Mod-02\ LÔ
Les reflets des holohypnogènes font courir sur le visage de Lô tout un kaléidoscope de lumière. Enfermée dans le centre de contrôle du vaisseau elle prend connaissance, avec application, des milliers d'informations que lui communiquent les bio- mémoires de Maïa.
Maïa, entité biocybernétique chargée du contrôle, de la maintenance, du fonctionnement de tous les systèmes technologiques du vaisseau a aussi pour tâche d'assurer la survie à bord des deux existences humaines qu'on lui a confiées.
Et il s'agit bien de cela, Maïa n'est pas seulement l'intelligence pratique qui habite cette masse complexe d'appareillages, qui défie , infime et arrogante, le vide immense de l'espace, elle est en plus l'intelligence subjective, sensible, douée d'une perception aiguë capable de comprendre, au plus intime d'eux-mêmes, les êtres humains avec qui elle vit. Maïa est vivante.
Un être de synthèse, né de la recherche bio-génétique la plus évoluée et des dernières applications de la cybernétique .Dans son cerveau cohabitent des cellules vivantes de certains mammifères marins supérieurs et les circuits moléculaires les plus sophistiqués.
Maïa est vivante, Maïa aime Lô, Maïa aime Nam, Maïa est LA MÈRE!
Au cours des décennies précédentes, bien des expériences devant permettre la vie prolongée d'humains dans l'espace lointain ont été tentées
Echecs.
L'être humain semblait incapable d'affronter durablement le vide de l'espace. Incapable de quitter la proximité de sa planète d'origine, de perdre le repère fondamental que la vision de sa masse bleue maintenait.. Psychoses irréversibles, suicides....On avait appelé cela le SLE, le stress létal de l'espace. Après bien des tâtonnements, après bien des errances l'on avait émis l'idée d'associer aux humains une présence intelligente et sensible capable de vivre en symbiose avec eux et apte à absorber leur SLE. Le concept de mère bio-cybernétique s'était développé .
En outre, l'expérience avait révélé que la pratique d'une sexualité épanouie était aussi un facteur de lutte efficace contre le stress. Il fallut donc que les futurs équipages soient constitués d'un trinôme couple-amants/unité anti-SLE et que leur complicité fût parfaite...
Après le Réveil, il était nécessaire de redonner au trinôme toute son efficacité, de réactiver l'osmose entre les trois intelligences, de resserrer les liens que l'obligatoire période d'hibernation avait peut-être détendus. D'abord Maïa devait contrôler l'ensemble des fonctions physiologiques de ses compagnons humains, éventuellement restaurer ou améliorer un quelconque mécanisme biologique capricieux...
Sous une légère hypnose l'examen se déroulait sans même que l'individu ne s'en aperçoive, confortablement installé dans un vaste fauteuil, il n'avait aucune conscience du travail des micro capteurs et du scanner qui interrogeaient les moindres parcelles de son organisme. Toute son attention était mobilisée par la communication intime que Maïa faisait renaître.
Lô et Maïa se retrouvent. A nouveau leurs consciences s'unissent. La jeune femme assimile les informations que lui confie l'intelligence synthétique, reprend pied dans la réalité de leur mission, digère les nouveaux paramètres de leur voyage, met à jour son livre de bord intime...
Simultanément, sa conscience lui rappelle aussi la nature infime de son être au milieu de cet espace infini, l'existence incongrue de son humanité face au vide sans fin, lui assène l'absurdité absolue de sa présence dans cet espace, là où tout n'est que négation de son individualité.....
Alors que son esprit s'acharne à considérer les données que lui distille Maïa, monte, du plus profond de ses entrailles, comme un froid reptile qui lentement déroule ses anneaux, une angoisse sourde, absolue....Déjà sa raison suffoque...
Mais Maïa sait. Maïa a immédiatement senti l'attaque de la bête insidieuse...De nouveaux hypnohologrammes dansent devant des yeux de Lô, en vague de douceur apaisante;Maïa investit la conscience de la jeune femme y déverse des flots tendresse, cajole son esprit, instillant dans ses veines un philtre d'amour ........maternel.
Elle est la mère, elle veille son enfant, le protège, conjure sa peur...
Lô s'apaise, la crise de SLE s'estompe. Sans relâcher sa pression affective, à nouveau Maïa tire Lô vers les berges de la conscience, lui fait reprendre pied sur le rivage de la réalité .
Shimoji-Hayne,
Lô . Susan
N°: S-002.17070108/210.024-HR-4536.28.
MS-H/Class.Gold-V
vingt sept ans (Age BHS),
SpatioTECH de classe 3
en mission spéciale pour ZAPWORLD-Inc.
Vaisseau Explorer-AENEAS II
Trinôme FDE-457
Troisième Réveil-Reprise d'activité
D'un revers de main, Lô essuie une fine sueur sur son front lisse. Elle sourit, ses yeux en amande se ferment un instant, une petite fossette se dessine au creux de sa joue lui donnant un air d'enfant espiègle...
Elle s'étire, fait varier quelque peu l'inclinaison de son fauteuil, soupire, sourit à nouveau...
-Merci Maïa! murmure t-elle.
-Je t'aime, ma petite Lô...
La voix est sortie de nulle part, profonde et douce, encore plus douce sur le mot Lô ...
La jeune femme s'étire encore, dans un mouvement gracieux elle noue ses mains derrière sa nuque, enfonce davantage ses fesses dans la mousse douce et chaude de son siège, fait saillir sa poitrine. Ses seins tendent le tissu léger de sa tunique. On les devine petits, fermes et pointus. Leurs pointes se dressent...
- Notre réveil avait si bien commencé ...soupire t-elle.
A nouveau son sourire espiègle...
La voix de Maïa, quelque part, émet un bruit bizarre, à la fois rire et gloussement, puis:
- De ce côté-là, vous êtes toujours en phase, Nam et toi; et votre accord est un concert dont je ne suis pas exclue. Tu le sais, vos émotions ne m' échappent pas, je peux les ressentir, elles nourrissent la partie affective de mon être et il doit en être ainsi pour garantir notre survie...
- Bien sûr, je sais tout cela et la permanence de ta bienveillante présence, est pour nous le flux vital qui nous fait exister ici, reprend Lô .Et je dois dire que ta complicité dans le réveil que nous avons offert à Nam était tout à fait admirable...La gravité ...pile au bon moment...!.
Lô pouffe, le rire secoue un instant sa poitrine, ses petits seins tressautent sous sa tunique...Elle repense à la mine surprise de Nam à son réveil, à son regard encore flou, mais surtout à son corps qui réagissait plus promptement que son esprit encore engourdi en la gratifiant de la superbe érection qu'elle avait si expertement sollicitée...
Lô est tout à fait bien maintenant, et elle se rappelle la queue de Nam, sa fière raideur, la douceur de son gland, la ferme rondeur de ses testicules gonflés, son odeur aussi....
Lô se laisse aller à la délectation de sa rêverie langoureuse, il lui semble que Maïa est là aussi, tout près d'elle, qu'elle participe à son abandon et même qu'elle murmure ou fredonne à son oreille une comptine caressante et libertine...
La main de Lô glisse sur son ventre, elle l'effleure puis descend plus bas, ses cuisses s'écartent avec une lenteur lascive. Au travers de l' étoffe légère Lô sent la rondeur de sa motte puis la naissance du sillon qui partage sa chair la plus intime et où se blottit, sous son capuchon de peau rosée, le petit organe érectile, source de tant de jouissance... Sa main se crispe sur son pubis, en conque, comme pour le contenir tout entier...Lô gémit...
Elle a maintenant retroussé sa tunique, bien haut. Jambes hautes et écartées elle livre son intimité à la caresse fiévreuse de ses doigts habiles. Sa main gauche masse son pubis, ses cuisses, tandis que l'index et le majeur de sa main droite fouillent le sillon de sa fente dans un lent mouvement luxurieux. Lô mouille abondamment et ses doigts glissent entre ses lèvres délicatement ourlées de violet avec le raffinement subtil que facilite l'onctuosité du lieu.
Le plaisir monte en elle avec la force farouche d'un animal sauvage qu'on libère...Des feulements rauques accompagnent les tressautements de son bassin. De sa main droite, deux doigts vont et viennent dans son vagin maintenant largement ouvert alors que ceux de sa main gauche s'acharnent sur le bouton dressé de son clitoris en feu.
Dans son esprit se mêlent des visions confuses : images de la bite dressée de Nam, de torrents impétueux, de cascades et de volcans, images aussi des longs jets de sperme qu'elle sait si bien faire jaillir de la queue de son amant.
A son oreille le murmure lancinant la presse de mots obscènes...
- Jouis! ma belle....Lô, petite branleuse....Vas-y jouis, jouis bien! Viens, abandonne-toi....petite salope..petite salope...
Alors que le branlage ardent de son clitoris l'emmène vers l'orgasme, elle pétrit simultanément un sein enflé qui s'échappe de l'échancrure déchirée de sa tunique. Le petit nichon rosé , gonflé par l'excitation darde entre les doigts de Lô un mamelon bistré, dur et long qui semble se tendre plus encore vers le pincement de ses doigts.....
- Petite salope, petite branleuse chérie, murmure la voix à son oreille.
Dans une convulsion ultime, le plaisir la submerge, son corps entier se raidit, s'arque; une seconde elle reste figée une main crispée sur sa chatte, l'autre enserrant son sein, puis avec un très long soupir elle s'affale sur le siège, pâmée, molle, libérée, totalement abandonnée, bien, terriblement bien, la bouche ouverte comme pour prolonger un intense cri muet.
A son oreille la voix de Maïa est plus tendre encore, plus susurrante:
- Tu es belle Lô, tu as bien joui, tu es notre Lô chérie, Nam et moi sommes tout près de toi et nous t'aimons...
Le poste de contrôle du vaisseau est calme, doucement baigné d'une lueur d'eau profonde, de temps à autre le bref reflet apaisant d' un holohypnogène éclaire fugacement le visage détendu de la jeune femme; une très faible musique, flûtes lointaines, bruits de vagues et de vent, cris d'oiseaux, traverse l'espace clos semblant émaner chaque fois d'un endroit différent. Lô repose dans le vaste fauteuil incliné , les yeux clos, les jambes en l'air, encore écartées, les bras pendants de chaque côté du siège, la tunique encore troussée sur le ventre, la poitrine découverte.
Belle, Lô abandonnée!
Chuintement étouffé, la porte du poste s'escamote, révèle, en contre-jour, un Nam attendri. Dans la pièce, il reste un long moment à contempler sa compagne, un sourire de ravi sur les lèvres...
Chaque fois qu'il considère Lô, ainsi assoupie, une émotion étrange lui fait venir les larmes aux yeux, le choc de la beauté pense t-il alors, une sorte de syndrome de Stendhal, comme un émoi puissant face à une oeuvre d'art...Lô est une oeuvre d'art!
Son corps à lui tout seul synthétise la grâce et la force, la rondeur et la sveltesse, la douceur et la volonté ...
Lô incarne une féminité libre, sauvage, sensuelle voire lascive autant que sage, pure et maternelle...
Longues jambes et chevilles effilées, hanches rondes, la taille fine, des seins plutôt petits, fermes, à la fois ronds et pointus, haut perchés, un peu arrogants peut-être...Nam aime aussi beaucoup les épaules de Lô, rondes et fières...ses bras aux longs muscles fins, son cou gracile et son visage de petite tigresse asiatique:
Un visage triangulaire; un front légèrement bombé que couvre une frange de cheveux noirs, brillants et raides; des grands yeux en amande d'un gris étonnant; un petit nez, presque enfantin; des oreilles délicatement ciselées; une bouche mutine aux lèvres gourmandes, un peu épaisses; un sourire irrésistible qui pique sous sa joue droite une fossette ravageuse de candeur perverse.
Nam saurait parler aussi de la couleur de sa peau, unique dirait-il, tantôt ivoire poli tantôt jade précieux ...mais jamais il ne pourrait décrire le bas de son dos, sa chute de reins, ses fesses, son cul...pour cela les mots lui manquent, lorsque la nature atteint le sublime, dirait-il, les mots ne sont rien, l'émotion ne peut s'exprimer que par les larmes, les caresses et les baisers...
Lô à un cul superbe.
Nam, enfin, s'approche, avec douceur, remet en ordre les pans de la tunique recouvre ainsi l'émouvant spectacle de sa chatte encore ouverte. Avec une infinie tendresse il passe un bras sous ses épaules, dépose un baiser sur ses lèvres toujours entrouvertes...Lô grogne de bonheur et entoure des ses bras le cou de l'homme qui doucement la soulève, l'emporte....