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CO:\LO-NA\Mod-01\ REVEIL
Le réseau complexe de symboles graphiques qui longtemps avait défilé derrière ses paupières closes commence à s'estomper. La signification même de ces lignes et de ces formes mêlées s'efface de son esprit, les concepts ainsi évoqués se vident rapidement de leur sens. La stase de pseudo- hibernation prend fin. Il revient à la conscience, son esprit émerge à nouveau dans l'espace concret. Son esprit, et son corps aussi.
Son système sensoriel reprend vie, les connexions se rétablissent. Petit à petit des myriades d'infimes informations trouvent leur chemin vers les neurones longtemps engourdis de son cerveau.
C'est le discret ronronnement du vaisseau, comme une respiration maternelle, qu'il perçoit d'abord. Premier symptôme de son réveil; ensuite cette sensation aérienne qu'offre l'absence de pesanteur, sensation tempérée par la tension du harnais qui le maintient au fond de la capsule de stase....
Une douce chaleur coule lentement de son hypophyse jusqu'à ses extrémités...toutes ses extrémités !
Sensation d'apesanteur, tension du harnais.....
Apesanteur... Dans l'espace encore ténébreux de son esprit ankylosé une petite lampe s'est mise à clignoter, un buzer insistant précipite l'émergence de sa conscience...
Apesanteur, apesanteur....En fin de stase il ne devrait pas ressentir l'apesanteur...
La capsule ne doit s'ouvrir et le libérer qu'une fois la gravité artificielle rétablie dans la cabine; le processus automatique de retour à la vie n'a pas correctement fonctionné ou bien on l'a volontairement interrompu...
Il perçoit tout cela dans sa demi-conscience mais curieusement ses réflexes d'alerte ne fonctionnent pas. Il est bien. Des ondes de chaleur le parcourent, réveillent son système nerveux, convergent vers un point de son corps....
Il sait qu'il bande.
C'est toujours comme ça en phase de réveil. Dans le processus de retour à la vie le dispositif automatique réactive l'ensemble des fonctions biologiques en les "boostant" quelque peu. La machine humaine, après une longues période d'apathie forcée a besoin d'un bon coup de fouet !Alors....
Il bande donc.
Mais il n'y a pas que cela.
Brutalement il ouvre les yeux.
La capsule de stase est ouverte, la gravité artificielle n'est pas encore rétablie, son grand corps foncé et nu tente de s'échapper du réceptacle qui l'a protégé durant sa période d'hibernation, son harnais le maintient à l'intérieur, sa bite se dresse fière et palpitante de vigueur retrouvée. Au-dessus de lui, en apesanteur, Lô le masturbe doucement.
Lô ,nue, au-dessus de lui, dans une gymnastique comique lutte en riant contre cette délicieuse absence de gravité qui tente de la séparer de son compagnon, qui rend plus excitante encore son espiègle manipulation.
D'une main elle s'arrime fermement à la hampe raidie de Nam tandis que de l'autre, avec un doux mouvement de ses doigts fins elle fait glisser, le prépuce découvrant un gland rouge foncé d'une tumescence déjà prometteuse...
Nam grogne...Maintenant les doigts de Lô volettent autour du gland, effleurent sa texture satinée, en agacent le frein; une pression légère, un frôlement du bout de l'ongle...
La queue de Nam est agitée de mouvements frénétiques. Lô, par un voluptueux supplice, joue avec ses sens pour en parfaire l'exacerbation, pour amener Nam là où elle l'attend...
Lentement la gravité artificielle s'établit dans le vaisseau.
Lô change de position. Toujours en maintenant fermement le barreau de Nam d'une main, elle vient se mettre califourchon au-dessus de lui, flottant encore à quelques centimètres de son corps tendu.
Bien sûr, Nam est habitué au spectacle du mouvement des corps que l'absence de pesanteur transforme en une lente chorégraphie gracieuse, mais avec Lô la grâce devient délicatesse, une harmonie suave de volupté et de candeur...Le lent mouvement de ses cuisses qui s'ouvrent révélant le somptueux joyau de sa vulve gonflée de désir emplit Nam d'un émoi indicible. Le gland de Nam effleure la motte glabre de Lô. Comme sous une décharge électrique un violent spasme parcourt l'échine de l'homme, sa bite se tend vers le fruit offert...sans l'atteindre. Avec un rire de défi Lô est remontée de quelques centimètres et la béance diaprée de sa chatte entrouverte semble narguer le membre de chair exacerbée qui vibre à une infime distance de son évasure. Sur son gland, Nam sent la caresse, comme une haleine brûlante, de la chaleur interne du con de Lô .
Enfin la gravité se rétablit.
Dans un long et voluptueux glissement Lô vient s'empaler sur la bite de Nam.
Le gland presse ses lèvres, leur chair délicate et lubrifiée s'écarte avec une douceur accueillante, les muscles de son vagin enserrent le noeud, puis la queue toute entière.
Tout son corps n'est plus qu'un vagin, qu'une gaine de muscles et de nerfs, très douce, toute douce qui serre en elle l'autre tant aimé, tout l'autre.
Elle ferme les yeux, la jubilation espiègle de tout à l'heure a fait place à une grande paix voluptueuse, alors avec un long ronronnement, elle commence un ample mouvement de son corps, montant et descendant sur la flèche de douceur fichée au plus profond de son être. Les mains de Nam se sont resserrées sur ses hanches, leur pression suit le rythme de son cul qui monte et descend. La respiration de Nam s'accorde à la sienne...
Ensemble ils s'éveillent à nouveau à la vie...
Le rythme s'accélère, maintenant les doigts de Nam se crispent sur les seins durs et pointus de Lô; il halète un peu, Lô râle, un son rauque et profond sort de sa gorge, sa tête bat de gauche à droite...
Le rythme s'accélère encore, devient irrégulier, Nam sent sa bite aller et venir dans le con de Lô, dans ce con merveilleusement lubrifié qui masse en se contractant son sexe maintenant aux limites de l'orgasme.
Lô crie; comme une chevrette folle, elle saute sur le ventre de Nam qui la retient par les hanches de peur que, dans un mouvement trop vif, sa queue ne sorte complètement de la chatte en fureur de sa compagne brisant ainsi le rythme de leur progression vers le plaisir.
Soudain Nam jouit. Avec une violence presque douloureuse, son énergie jaillir de lui dans un flash ultime. Une éjaculation totale, une seule. Tout.
Puis, Lô jouit à son tour, longuement... Elle est effondrée sur le corps de Nam, ses orgasmes lui viennent par saccades... Spasme de jouissance, long,...puis un autre, un autre encore, à chaque fois comme une vibration qui part de son intime profondeur pour rayonner dans tout son corps...
L'un sur l'autre, l'un dans l'autre, leurs rythmes respiratoires se ralentissent; Lô est encore, de temps à autre, secouée d'un bref frisson, saisie par une rémanence de plaisir...Nam la serre entre ses bras pour l'apaiser; elle murmure des choses qu'il ne comprend pas, sa main noire caresse doucement le cul d'ivoire mat de sa compagne.
Un homme à la peau foncée, une femme au corps clair, presque lumineux, reposent, enlacés, leurs sueurs mêlées, dans l'odeur de l'amour.
Ils reviennent à la vie...êtres infimes, perdus au milieu du néant dans une bulle de technologie protectrice.